Depuis 2013, nous possédons un nouvel alambic, de la marque Arnold Holstein.

Un alambic à distillation unique en continu de 120 litres de capacité.

Nous en sommes très fier car grâce à lui, nous produisons des eaux-de-vies de meilleure qualité et plus rapidement :

1h30 environ au lieu de 6h.

Distillation fractionnée

 

Lors de la distillation, il n’y a pas que l’alcool qui est transformé en vapeur mais également d’autres constituants volatils. Ces derniers sont indésirables dans une eau de vie de qualité ou, sinon, y sont tolérés en quantité restreinte. On parle de distillation fractionnée lorsque l’on recueille séparément les différents distillats, plus ou moins volatils, par conséquence plus ou moins purs :

 

       produit de tête       →      produit de cœur      →      produit de queue

    (goût désagréable)                  (eau-de-vie)                  (goût désagréable)

                                                                      

Température d’ébullition des liquides

 

  • Acétaldéhyde                   21,00° C

  • Acide prussique              26,00° C

  • Ether                                34,50° C

  • Acroléine                         52,50° C

  • Alcool méthylique          64,50° C

  • Alcool éthylique              78,35° C

  • Alcool isopropylique      82,00° C

  • Alcool propylique           97,00° C

  • Eau                                 100,00° C

  • Acétal                             103,00° C

  • Alcool isobutylique       108,40° C

  • Acide acétique                118,00° C

 

Lors de la distillation, les produits volatils, soit divers alcools et l’eau, se séparent de ceux non-volatils, les matières solides en particulier.

Si un liquide contient plusieurs constituants volatils, on obtiendra généralement, lors de la distillation, un mélange dont la composition dépend de la volatilité de chaque constituant.

Principe de l’alambic
à distillation unique en continu

Dans la colonne de distillation, les vapeurs à volatilité différente (fractions) peuvent être séparées les unes des autres à l’aide de trois plateaux et du refroidissement modifiable du déflegmateur à tubes.

L’effet constant et alterné de l’évaporation et de la condensation engendrent : eau, ester, arômes.

La cohérence entre les plateaux de distillation et le déflegmateur tubulaire en cuivre veille à la  concentration des composants aromatiques dans les cœurs et à l’absence des huiles de fusel.

Ce mode opératoire permet d’obtenir la séparation intégrale des différentes substances contenues dans le moût.

Les vapeurs de tête en légère ébullition puis celles du distillat souhaité et enfin celles de la queue parviennent au refroidisseur tubulaire en passant par le catalyseur puis le col de cygne.

La construction à lamelles du catalyseur contribue essentiellement à l’amélioration du distillat. La technique du catalyseur se porte garante de la réduction des acides, des cyanures et de l’éthyle-carbamate indésirables, selon la législation en vigueur.

Dans le condenseur, le distillat est refroidi.